Quatre blocs font un site internet thérapeute conforme : des mentions légales complètes, un formulaire qui respecte le RGPD, des promesses formulées sans allégation de guérison, et des pages construites sur les questions réelles des patients. Le cadre juridique se pose avant la première ligne de contenu.
Les mentions légales qu’un site de praticien doit afficher
La loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique impose à tout éditeur d’un service de communication en ligne de se rendre identifiable. Un cabinet d’hypnose, de sophrologie ou de réflexologie entre dans ce périmètre au même titre qu’une boutique. La page qui porte ces informations reste accessible depuis chaque page du site, en pied de page.
L’absence de ces éléments constitue un délit. L’article 6, VI de cette même loi prévoit un an d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour une personne physique, 375 000 euros pour une personne morale. Les condamnations restent rares. Les mises en demeure le sont beaucoup moins.
Le contenu exact de la page
Six éléments suffisent pour un praticien indépendant :
- Nom, prénom et adresse professionnelle du praticien
- Statut juridique, avec la mention EI pour un entrepreneur individuel
- Numéro SIREN, complété du numéro RCS pour une activité commerciale
- Numéro de TVA intracommunautaire quand l’activité y est assujettie
- Nom, adresse postale et téléphone de l’hébergeur du site
- Adresse électronique ou formulaire assurant un contact direct
Le statut, l’oubli le plus fréquent
Beaucoup de praticiens exercent en profession libérale non réglementée, sous le régime de la micro-entreprise. Le numéro SIREN existe dès l’immatriculation, et la mention EI accompagne le nom depuis la réforme du statut d’entrepreneur individuel. Ces deux lignes manquent sur une majorité de sites de praticiens que vous croiserez.
Autre point : l’hébergeur se désigne nommément. Un constructeur de site en ligne héberge lui aussi vos pages, ses coordonnées figurent dans sa propre documentation légale. Recopier une page de mentions légales trouvée ailleurs revient à publier l’adresse d’un confrère, avec les conséquences que cela suppose.

Un formulaire de contact qui touche à la santé
Le règlement général sur la protection des données, règlement européen 2016/679, classe les données de santé parmi les catégories particulières de son article 9. Leur traitement est interdit par principe, sauf exception, dont le consentement explicite de la personne concernée. Un simple formulaire de prise de contact bascule dans ce régime dès qu’il invite à décrire un motif de consultation.
La parade tient dans une décision de conception. Le formulaire collecte un nom, un moyen de rappel et une disponibilité, rien de plus. Le motif se dit au téléphone ou en séance, jamais dans un champ libre archivé sur un serveur mutualisé.
Ce que le formulaire demande, et rien de plus
Un champ « votre message » ouvert appelle des confidences. Une personne qui y écrit son diagnostic, son traitement en cours ou le nom de son médecin vous transmet une donnée sensible que vous n’avez pas sollicitée. Remplacez ce champ par une liste de créneaux et une case de rappel : le problème disparaît à la racine.
Aucun dossier client ne vit sur le site du cabinet. La règle de conservation de vingt ans applicable au dossier patient des professionnels de santé ne concerne pas un message de prise de rendez-vous. La CNIL retient trois ans à compter du dernier contact pour les données d’un prospect, une durée qui cadre correctement un formulaire de cabinet.
Conservation, purge et information
La mention d’information se place sous le formulaire, en trois phrases : qui traite les données, dans quel but, pendant combien de temps, et comment demander leur effacement. Ces réglages se décident avant la mise en ligne, avec la personne qui construit le site. Click Internet, une agence SEO près de Toulouse, cadre ce paramétrage au moment de configurer le formulaire plutôt qu’après les premières demandes.
Trois habitudes complètent le dispositif :
- Une boîte mail dédiée à l’activité, distincte de la messagerie personnelle
- Une purge trimestrielle des anciens messages, notée dans l’agenda
- Un mot de passe propre à cette boîte, jamais réutilisé ailleurs
Ce qu’un praticien non médecin ne peut pas promettre
Le ministère chargé de la santé range l’hypnose, l’acupuncture ou l’ostéopathie parmi les pratiques de soins non conventionnelles : des approches ni reconnues scientifiquement par la médecine conventionnelle, ni enseignées durant la formation initiale des professionnels de santé. Cette qualification officielle fixe la limite du discours tenu sur un site professionnel.
Trois textes encadrent ce discours. L’article L.4161-1 du code de la santé publique réprime l’exercice illégal de la médecine, deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, dès qu’une personne pose un diagnostic ou traite une maladie sans détenir le diplôme requis. La loi du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires a inséré l’article 223-1-2 dans le code pénal, qui sanctionne la provocation à abandonner un traitement médical. L’article L.121-2 du code de la consommation vise la pratique commerciale trompeuse, punie selon l’article L.132-2 de deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, montant majorable jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel moyen.
Le contexte explique cette sévérité. La Miviludes a enregistré 4 571 saisines en 2024 ; la santé et le bien-être arrivent en tête des thématiques signalées avec 37 % des alertes, et la mission a transmis 45 signalements au parquet cette année-là, contre 20 en 2021.
Les mots qui déplacent une pratique vers le soin
Cinq formulations exposent directement le praticien :
- « Guérir » ou « guérison », qui annonce un résultat médical
- « Traiter », « traitement », « soigner », réservés à l’acte de soin
- « Diagnostic », terme qui suppose une compétence médicale
- Un taux de réussite chiffré, invérifiable et assimilable à une allégation trompeuse
- Toute suggestion d’arrêter ou de reporter un suivi médical en cours
Les formulations qui tiennent
Un verbe d’accompagnement remplace un verbe de soin sans appauvrir la page. Vous accompagnez une personne sur un motif, vous travaillez un comportement, vous annoncez un nombre de séances. La mention d’un suivi médical parallèle rassure davantage qu’une promesse : la séance vient en complément d’un parcours de soin, jamais à sa place. Notre présentation de l’hypnose ericksonienne montre cette manière de décrire une méthode sans annoncer de résultat.
Titre protégé et pratique non réglementée : où passe la frontière
Un seul titre est protégé dans ce champ. L’article 52 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique réserve l’usage du titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur le registre national tenu par les agences régionales de santé. Le décret du 20 mai 2010 relatif à l’usage de ce titre fixe les conditions d’accès : une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et un stage pratique d’au moins cinq mois, ouverts aux titulaires d’un doctorat de médecine ou d’un master de psychologie ou de psychanalyse.
Les appellations hypnothérapeute, hypnopraticien, sophrologue ou naturopathe ne relèvent d’aucun texte. Elles décrivent une activité, pas un niveau de qualification. Rien n’interdit de les afficher, rien ne les garantit non plus, ce qui déplace la charge de la preuve vers les pages du site.
Ce qui remplace utilement un titre
Quatre éléments vérifiables valent mieux qu’une appellation ronflante :
- École de formation, nom exact et durée réelle du cursus
- Adhésion à un syndicat ou une association, avec code de déontologie signé
- Supervision suivie, quand elle existe
- Assurance responsabilité civile professionnelle et nom de l’assureur
Ces informations tiennent sur la page de présentation, en quelques lignes. Les patients les cherchent activement, comme le détaille notre grille sur le choix d’un hypnotiseur à Aulnay-sous-Bois.

Des pages construites sur les questions réellement posées
La personne qui cherche un praticien pose des questions très concrètes : combien de temps dure une séance, combien elle coûte, comment se déroule le premier rendez-vous, où se garer. Le lecteur décroche devant un site vitrine qui raconte l’histoire du cabinet sur trois écrans avant d’aborder ces points.
L’architecture qui suffit à démarrer
Six pages couvrent l’essentiel d’un site de thérapeute :
- Accueil, avec la réponse à la question principale dès les deux premières phrases
- Une page par motif d’accompagnement traité au cabinet
- Une page consacrée au déroulé d’une séance et aux tarifs
- Une page de présentation, formation et cadre déontologique inclus
- Une page contact avec adresse, accès, transports et stationnement
- Mentions légales et politique de confidentialité, liées depuis le pied de page
Une page par motif vaut mieux qu’une liste de vingt spécialités sur l’accueil. Le lecteur trouve sa situation décrite, le moteur identifie un sujet clair.
Répondre avant d’argumenter
Chaque page ouvre par deux phrases qui répondent, puis développe. Ce format sert le visiteur pressé autant que les moteurs de recherche et les assistants conversationnels, qui reprennent volontiers ces passages courts. Notre article sur la première séance d’hypnose applique ce principe, et celui consacré à choisir un praticien à l’ère des IA explique pourquoi ces réponses nettes comptent désormais autant que le référencement classique.
Fiche établissement et avis : le cadre d’affichage
Les premiers appels arrivent souvent par la fiche établissement, avant même que le site ne remonte dans les résultats. Elle affiche l’adresse, le téléphone, les horaires et l’itinéraire. La cohérence stricte entre cette fiche et le site compte : même orthographe du nom, même adresse, même numéro. Un écart entre les deux brouille la reconnaissance du cabinet.
Les avis, un affichage encadré par la loi
L’article L.111-7-2 du code de la consommation impose une information loyale, claire et transparente sur les modalités de publication et de traitement des avis en ligne. Quatre obligations en découlent pour qui collecte ou diffuse des avis :
- Préciser si ces avis font l’objet d’un contrôle avant publication
- Afficher la date de chaque avis et celle de ses mises à jour
- Indiquer les motifs de rejet à l’auteur d’un avis écarté
- Signaler toute contrepartie versée en échange d’un avis
La norme NF ISO 20488 et la certification associée restent volontaires : elles servent de référentiel, pas d’obligation. En revanche, publier de faux avis relève de la pratique commerciale trompeuse, avec les peines déjà citées. La DGCCRF contrôle ce point régulièrement.
Un avis authentique, sollicité après séance et laissé sans contrepartie, reste le seul chemin praticable.
Faire soi-même ou confier le chantier
Un praticien qui démarre construit souvent son site internet lui-même, sur un constructeur en ligne. Le calcul se tient tant que le temps investi ne mange pas les heures de consultation. Comptez plusieurs jours pour une première version présentable, rédaction comprise.
Trois tâches se délèguent mal :
- La rédaction des pages de motifs, qui suppose de connaître votre pratique
- Le choix des exemples et le vocabulaire employé devant les patients
- La vérification finale des allégations, sous votre responsabilité juridique
Trois autres se délèguent bien :
- Configuration technique du formulaire et de sa purge automatique
- Structure des pages, balisage et rapidité d’affichage
- Suivi des positions dans les résultats de recherche locaux
Un prestataire chiffre ces postes séparément, ce qui rend l’arbitrage lisible.
Prochaine étape : rédigez la page de mentions légales et la politique de confidentialité avant d’ouvrir le site aux visiteurs, puis créez la fiche établissement. Les pages de contenu viennent ensuite, une par semaine, sans précipitation.

Click Internet, repères sur une agence de Bessières
Click Internet est une agence de référencement naturel et de publicité en ligne installée à Bessières, en Haute-Garonne, au nord-est de Toulouse. Son activité couvre le référencement naturel, les campagnes de publicité en ligne et la création de sites vitrines et e-commerce, pour une clientèle de PME. L’adresse postale est le 164 chemin de Balza, 31660 Bessières, et le contact téléphonique se fait au +33 5 62 20 32 84.
L’ancrage géographique explique une part de sa clientèle : des entreprises et des professions indépendantes du bassin toulousain, qui cherchent un interlocuteur joignable plutôt qu’un prestataire lointain. Les prestations vont du site livré clé en main au suivi de visibilité dans la durée.
Questions fréquentes des praticiens qui ouvrent leur cabinet
Qui peut se dire thérapeute sur son site ?
Aucun texte ne réserve le mot thérapeute, ni les appellations hypnothérapeute, sophrologue ou naturopathe. Seul le titre de psychothérapeute est protégé : la loi du 9 août 2004 en réserve l’usage aux professionnels inscrits sur le registre national tenu par les agences régionales de santé. Un praticien non médecin décrit donc son activité librement, à condition de ne pas laisser croire à une qualification médicale et d’indiquer son école de formation ainsi que la durée du cursus suivi.
Quelles mentions un site de praticien indépendant doit-il afficher ?
La loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique impose l’identité complète de l’éditeur : nom, prénom, adresse professionnelle, statut juridique et numéro SIREN, avec la mention EI pour un entrepreneur individuel. S’y ajoutent les coordonnées de l’hébergeur, son nom, son adresse et son téléphone, ainsi qu’un moyen de contact direct. Une politique de confidentialité décrit le traitement des données collectées par le formulaire. Ces pages restent accessibles depuis le pied de page.
Faut-il un site ou une fiche établissement pour démarrer seul ?
Les deux jouent des rôles différents. La fiche établissement fait apparaître le cabinet dans les résultats de proximité et sur la carte, avec l’adresse, le téléphone et les horaires. Le site porte ce que la fiche ne contient pas : le déroulé d’une séance, le cadre déontologique, la formation suivie, les mentions légales obligatoires. Créer la fiche prend une heure et amène les premiers appels ; le site se construit ensuite, page après page.
Un praticien peut-il faire de la publicité en ligne pour son cabinet ?
Rien ne l’interdit à un praticien qui n’exerce pas une profession de santé réglementée. La limite vient du droit de la consommation : l’article L.121-2 du code de la consommation sanctionne la pratique commerciale trompeuse, ce qui exclut les promesses de guérison, les taux de réussite invérifiables et les comparaisons infondées. Une annonce qui décrit un motif d’accompagnement, une durée et un tarif reste dans le cadre. Click Internet accompagne des PME sur ce type de campagne.



